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L’abbaye Saint-Théofrède du Monastier

 

L’abbaye du Monastier porte le nom de Théofrède ou Chaffre, moine et abbé du lieu, auquel la tradition et la légende prêtent un martyre glorieux.

Il s’agit d’une très ancienne fondation monastique, probablement d’époque mérovingienne. Restaurée à l’époque carolingienne, sous l’empereur Louis le Pieux, elle adopta alors la règle de saint Benoît de Nurcie, diffusée en Gaule par Benoît d’Aniane. Elle sera encore réformée au premier tiers du Xe siècle, sous l’impulsion d’un personnage célèbre, l’évêque Godechaud (Gotescalc), le même auquel on attribue l’initiative du pèlerinage à Compostelle.

Très influente en Vivarais, en Gévaudan, dans les vallées du Rhône et de la Drôme, en Dauphiné, en Rouergue, dans le Comtat et jusqu’en Piémont, elle subit au plan local les durs effets de la concurrence ecclésiastique avec d’abord les puissants évêques du Puy, puis les futures abbayes de La Chaise-Dieu, de Mazan et la chartreuse de Bonnefoy. Bien servie par les deux longs abbatiats des abbés Guillaume III (1074-1086) et Guillaume IV (1086-1134), l’abbaye connut alors une véritable période d’apogée où elle étendait son influence sur plus de 265 prieurés, églises, chapelles et autres fondations réparties dans le quart sud-est de la France, le sud-ouest et le Piémont. C’est l’époque de la rédaction du précieux Cartulaire et de la reconstruction de l’église abbatiale.

Durant tout le Moyen Âge, la chaire de Saint-Chaffre sera occupée par les fils de l’aristocratie locale et ses abbés figureront avec les officiers abbatiaux parmi les premiers féodaux du Velay. Confrontée aux contraintes économiques de l’époque et aux luttes d’influence, l’abbaye perdra peu à peu de son lustre. Occupée et pillée par les Routiers (1361-1362), l’institution éprouvera alors de graves difficultés et ne se remettra que lentement. Les abbatiats successifs de Vital Erailh (1436-1492) et de François d’Estaing (1492-1504) seront l’occasion d’une véritable embellie. Après eux, l’instauration du régime de la commende conduira lentement la vénérable abbaye vers un destin inexorable. Le coup fatal lui sera porté par la Révolution ; les moines sont dispersés et les biens, déclarés biens de la Nation, cédés aux plus offrants.

Des longs siècles de l’histoire de l’abbaye et malgré des pertes irréparables, nous conservons un riche patrimoine, regroupé autour et dans l’église abbatiale à la belle façade polychrome : un riche trésor (buste reliquaire de saint Chaffre), un des plus anciens buffets d’orgue de France (1518), etc.

 

BERNARD SANIAL

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